Pièces et billets en euros posés sur une table

Le Smic revalorisé de 2,41 % au 1er juin sous l’effet de l’inflation

Le salaire minimum a été revalorisé de 2,41 % au 1ᵉʳ juin, portant le Smic brut mensuel à 1 867,02 euros et son équivalent net à 1 477,93 euros, dans un contexte de regain d’inflation alimenté par les prix de l’énergie.

Cette hausse en cours d’année, plus rare que la révision automatique de janvier, intervient parce que l’inflation mesurée pour les ménages les plus modestes a franchi le seuil qui déclenche un relèvement anticipé. Elle s’accompagne d’autres mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat, dont une baisse du tarif du gaz et une aide au carburant pour les actifs.

Une hausse déclenchée par l’inflation

Le mécanisme du Smic prévoit un coup de pouce automatique dès que l’indice des prix pour les 20 % de ménages aux revenus les plus faibles progresse d’au moins 2 % depuis la dernière fixation. Ce seuil a été atteint au printemps, sous l’effet du rebond des prix de l’énergie.

Plusieurs millions de salariés rémunérés au minimum légal sont concernés par ce relèvement, qui se répercute aussi sur les grilles de branches situées juste au-dessus du plancher. La revalorisation reste toutefois mesurée au regard de la dynamique des prix observée depuis le début de l’année.

Le gaz recule de 4,8 %

Au 1ᵉʳ juin, le prix repère de vente du gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie a reculé de 4,8 % toutes taxes comprises. La baisse représente, selon le régulateur, environ 1,26 euro sur la facture mensuelle moyenne d’un foyer se chauffant au gaz.

Ce repli ponctuel ne compense que partiellement les hausses enregistrées en début d’année. L’énergie demeure le principal moteur de l’inflation française, un constat partagé par l’Insee dans sa dernière note de conjoncture.

Une aide carburant pour les actifs

Une indemnité de 100 euros est par ailleurs prévue pour les personnes qui utilisent leur véhicule afin de se rendre au travail, sous conditions de ressources et d’usage professionnel, précise Service-Public.fr. Le dispositif vise les actifs les plus dépendants de la voiture, notamment en zone périurbaine et rurale.

  • Smic net mensuel porté à 1 477,93 euros
  • Tarif repère du gaz en baisse de 4,8 % TTC
  • Aide carburant de 100 euros sous conditions

Un pouvoir d’achat sous tension

Ces mesures interviennent alors que l’Insee anticipe une inflation toujours portée par l’énergie. Dans sa note de conjoncture, l’institut estime que « la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France, comme ailleurs dans le monde, par un net regain d’inflation », et désigne les tensions géopolitiques comme « le principal aléa du scénario de prévision ».

L’institut observe aussi que les ménages commenceraient à « restreindre leurs dépenses arbitrables sous l’effet du regain d’inflation », un signal de prudence pour la consommation, moteur traditionnel de la croissance française. Le chômage, remonté à 8,1 % au premier trimestre, ajoute à cette fragilité.

La prochaine échéance se jouera à l’automne, lors de la préparation du budget, où le gouvernement devra arbitrer entre soutien au pouvoir d’achat et redressement des comptes publics. Les organisations syndicales réclament déjà des engagements plus durables que les ajustements ponctuels décidés au fil des mois.

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