Mains tenant un smartphone à l'écran vierge devant un ordinateur portable

Meta fait payer Instagram, Facebook et WhatsApp et prépare l’IA

Meta a officialisé fin mai le lancement d’abonnements payants sur Instagram, Facebook et WhatsApp, une première pour le groupe de Mark Zuckerberg, qui prévoit d’y ajouter des fonctions d’intelligence artificielle, selon les informations de TechCrunch et de CNBC.

Le tournant est notable pour une entreprise dont les revenus reposent presque entièrement sur la publicité. En proposant des formules payantes, Meta cherche une source de revenus complémentaire et un terrain pour déployer ses outils d’IA, au moment où ses concurrents multiplient les services par abonnement.

Un virage payant pour un empire publicitaire

Les abonnements donnent accès à des fonctionnalités avancées sur les trois applications, sans supprimer le modèle gratuit financé par la publicité. Meta a indiqué que d’autres options suivraient, y compris des offres adossées à l’intelligence artificielle, sans communiquer de calendrier précis.

La démarche rappelle celle déjà engagée par d’autres plateformes, qui facturent un accès sans publicité ou des outils réservés aux abonnés. Pour Meta, l’enjeu consiste à convaincre des utilisateurs habitués à la gratuité de payer pour un service jusqu’ici intégralement financé par les annonceurs.

Des fonctions IA encore à venir

Les options d’intelligence artificielle annoncées n’ont pas encore été détaillées. Elles s’inscriraient dans la stratégie du groupe, qui pousse l’IA générative dans l’ensemble de ses applications, de la création de contenus à l’assistance aux utilisateurs.

Meta avait déjà déployé début juin, à l’échelle mondiale, son Meta Business Agent, un assistant capable de répondre aux clients, de recommander des produits et de prendre des rendez-vous au sein de WhatsApp et des messages directs d’Instagram. Les abonnements payants pourraient ouvrir la voie à des fonctions comparables pour le grand public.

Une monétisation scrutée

Le calendrier intervient alors que la politique d’IA de Meta suscite des critiques sur la protection de la vie privée. Plusieurs voix se sont inquiétées de l’usage des données de conversation pour entraîner les modèles, une question d’autant plus sensible que WhatsApp est présenté comme un service chiffré.

  • Abonnements payants déployés sur Instagram, Facebook et WhatsApp
  • Modèle gratuit financé par la publicité maintenu en parallèle
  • Options dopées à l’IA annoncées, sans date précise

Le groupe devra démontrer que ces nouvelles offres apportent une valeur suffisante pour justifier un paiement, sans nourrir le sentiment d’une dégradation du service gratuit.

L’Europe en ligne de mire

Le déploiement européen reste à préciser. Les formules payantes et le traitement des données y sont surveillés de près par les régulateurs, qui ont déjà contraint Meta à faire évoluer son modèle d’abonnement sans publicité sur le continent.

Les prochaines semaines diront si les utilisateurs adhèrent à cette logique payante et quelles fonctions d’intelligence artificielle Meta réservera à ses abonnés. La réponse pèsera sur la capacité du groupe à diversifier des revenus encore très dépendants de la publicité.

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