Meta affirme que son prochain modèle d’intelligence artificielle, au nom de code « Watermelon », a rejoint le niveau de GPT-5.5 d’OpenAI sur plusieurs tests de référence. L’annonce, faite en interne début juillet, marque une tentative de rattrapage pour le groupe de Mark Zuckerberg.
La révélation a été livrée par le directeur de l’intelligence artificielle de Meta, Alexandr Wang, lors d’une réunion générale avec les salariés. Elle intervient après des mois de doutes sur la capacité de l’entreprise à combler son retard face à OpenAI et Google.
Un modèle entraîné sur une puissance décuplée
Selon Alexandr Wang, Watermelon aurait été entraîné avec environ dix fois plus de puissance de calcul que le modèle précédent, baptisé « Avocado ». Un tel bond d’échelle se traduit généralement par des gains de capacités notables, notamment en compréhension du langage, en programmation et en tâches automatisées.
Le responsable a indiqué que le modèle égalait GPT-5.5 sur des évaluations scrutées de près par le secteur. Meta n’a pas communiqué de date précise de sortie grand public, ce qui laisse ces performances au stade de l’annonce interne plutôt que de la validation par des tiers indépendants.
Zuckerberg reconnaît un retard sur les agents
Le contexte de cette annonce reste marqué par un aveu de faiblesse. Lors de la même séquence, Mark Zuckerberg a admis que l’entreprise n’avançait pas assez vite sur les agents d’IA, ces programmes censés exécuter des tâches de façon autonome.
« La trajectoire du développement agentique au cours des quatre derniers mois au moins ne s’est pas vraiment accélérée comme nous l’espérions », a-t-il déclaré. Le dirigeant a néanmoins répété sa conviction que 2026 serait l’année où l’IA commencerait à transformer en profondeur les méthodes de travail.
Une mise à jour attendue pour Muse Spark
En parallèle de Watermelon, Meta prépare une évolution de son modèle actuel, Muse Spark. Alexandr Wang a évoqué des améliorations significatives en matière de code et de capacités agentiques, sans préciser d’échéance.
- Watermelon, nouveau modèle phare présenté comme équivalent à GPT-5.5
- Environ dix fois la puissance de calcul d’Avocado
- Muse Spark, mise à jour annoncée sur le code et les agents
Ces annonces prolongent la stratégie offensive du groupe, qui a réorganisé ses équipes autour d’un laboratoire dédié à la superintelligence. La bascule vise à replacer Meta dans la course aux modèles de pointe, après une série de lancements accueillis avec réserve.
Un pari coûteux pour les réseaux sociaux
La montée en puissance de ces modèles nourrit directement les plateformes du groupe, de Facebook à Instagram en passant par WhatsApp. Meta mise sur l’IA pour automatiser la modération, la publicité et l’assistance, avec des ambitions chiffrées en interne.
Cette course reste néanmoins onéreuse, alors que les dépenses en calcul et en recrutement pèsent sur les comptes. La sortie publique de Watermelon, si elle se confirme, offrira le premier vrai test de l’écart réel avec les modèles d’OpenAI et de Google.