Rue commerçante animée avec des passants et des vitrines de magasins

Climat des affaires, l’indice de l’Insee remonte à 97 en juillet mais reste sous sa moyenne

Le climat des affaires en France est remonté à 97 points en juillet, en hausse de deux points sur un mois, selon l’indicateur synthétique publié jeudi 23 juillet par l’Insee. L’indice reste toutefois sous sa moyenne de longue période, fixée à 100, pour le vingt-sixième mois consécutif.

Ce rebond intervient alors que l’économie française avance à faible allure et que le gouvernement a abaissé sa prévision de croissance pour l’année. Le mouvement traduit une amélioration graduelle du moral des chefs d’entreprise, sans retour à la normale.

Le commerce de détail tire l’indice

« L’indice remonte à 97 points, en hausse de deux points par rapport au mois de juin », résume l’Insee. La progression est portée par le commerce de détail, qui bondit de huit points, la plus forte avancée sectorielle du mois.

Cette poussée du commerce contraste avec la stabilité observée ailleurs. L’institut agrège pour construire son indice les enquêtes de conjoncture menées auprès des dirigeants de l’industrie, des services, du bâtiment et du commerce.

Une industrie stable, un bâtiment atone

Dans l’industrie, l’indicateur se maintient à 101 points, un niveau proche de sa moyenne et sans variation notable sur le mois. Le bâtiment reste, lui aussi, quasiment stable, confirmant l’absence d’élan dans un secteur sensible aux taux et à la commande publique.

Le climat de l’emploi, révisé à la hausse, s’établit à 98 points. La reprise de confiance apparaît donc concentrée sur la consommation plutôt que sur l’investissement ou la construction, deux moteurs traditionnels de l’activité.

Un rebond sous la barre des 100

Malgré ce redressement, l’indice demeure inférieur à sa moyenne de long terme. Le seuil de 100, qui marque la ligne de partage entre confiance et prudence, n’a plus été franchi depuis plus de deux ans.

La série souligne ainsi la fragilité du mouvement. Une hausse mensuelle ne suffit pas à effacer une phase durablement dégradée, et l’Insee invite implicitement à la prudence en rappelant la persistance de cet écart.

Croissance et chômage sous surveillance

Le contexte macroéconomique reste tendu. L’Insee anticipe une croissance du produit intérieur brut limitée à 0,7 % pour 2026, une prévision alignée sur celle retenue par le gouvernement après sa révision à la baisse. Le taux de chômage, lui, atteindrait 8,4 % en fin d’année.

Dans ce cadre, le rebond du climat des affaires apparaît comme un signal encourageant mais isolé. Il devra être confirmé par les données d’activité pour peser sur la trajectoire de la seconde partie de l’année.

Une consommation qui reprend des couleurs

Le sursaut du commerce de détail fait écho au reflux de l’inflation. Les prix ont ralenti à 1,8 % sur un an en juin, selon l’Insee, un niveau qui redonne progressivement de la marge au pouvoir d’achat des ménages après deux années de fortes hausses.

Ce desserrement soutient l’appareil commercial, plus réactif que l’industrie ou la construction aux variations de la demande des ménages. Le rebond de confiance des détaillants reste néanmoins à confirmer, car il repose sur des anticipations que les chiffres de vente du trimestre devront valider.

Deux rendez-vous statistiques imminents

Les prochains indicateurs préciseront la tendance. L’Insee doit livrer le 30 juillet sa première estimation des comptes nationaux du deuxième trimestre, avec le chiffre attendu de la croissance, puis publier le 31 juillet les résultats provisoires de l’indice des prix à la consommation pour le mois de juillet.

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