Vingt-quatre départements de l’ouest de la France et d’Île-de-France ont été placés en vigilance rouge canicule à partir du samedi 11 juillet 2026 par Météo-France, qui attend un pic de chaleur entre le 12 et le 15 juillet. Selon l’organisme, une masse d’air très chaud stagne sur le pays et engendre un épisode caniculaire durable, appelé à se poursuivre au moins jusqu’au milieu de la semaine suivante.
L’alerte au niveau maximal, réservée aux situations de danger sanitaire élevé, s’est étendue en deux jours. Neuf départements de l’ouest avaient d’abord été concernés à partir du vendredi 10 juillet à la mi-journée, avant que le dispositif ne monte à vingt-quatre départements le lendemain, selon les bulletins de Météo-France. Cinquante-neuf départements restaient parallèlement en vigilance orange le 11 juillet.
Des records de température battus dès le début de l’épisode
Plusieurs records ont été enregistrés avant même le pic annoncé. Selon Météo-France, la nuit du 8 au 9 juillet a vu la barre des 30,6 °C relevée à Vivès, dans les Pyrénées-Orientales, comme température minimale nocturne. L’organisme la qualifie de « température minimale la plus élevée jamais relevée en France hexagonale et Corse ». Ce type de nuit tropicale, où le thermomètre ne redescend pas suffisamment, est identifié par les services sanitaires comme un facteur de surmortalité, car l’organisme ne récupère pas.
Le samedi 11 juillet, Météo-France a mesuré jusqu’à 40,2 °C à Saint-Laurent-du-Pape, en Ardèche, 38,8 °C à Saint-Girons, en Ariège, et 38,6 °C à Saintes, en Charente-Maritime. Plus tôt dans la semaine, le 8 juillet, sept records absolus et trente-sept records mensuels avaient été battus en une seule journée, dont 43 °C à Moulès-et-Baucels, dans l’Hérault.
Un pic attendu autour du 12 et du 13 juillet
Le dimanche 12 juillet, les 40 °C devaient être atteints ou dépassés sur la Nouvelle-Aquitaine, en s’étendant vers la Vendée, l’Anjou et le Berry, tandis que la majeure partie du pays devait dépasser les 35 °C, particulièrement dans l’ouest. Les 12 et 13 juillet étaient présentés comme les journées les plus chaudes de la séquence par les prévisionnistes.
À ces valeurs diurnes s’ajoute une sécheresse marquée des sols. Au 9 juillet, l’humidité moyenne des sols sur la France atteignait selon Météo-France un niveau record, jamais enregistré à cette période. Cet assèchement limite l’effet rafraîchissant de la végétation et accentue la chaleur ressentie, tout en aggravant le risque d’incendie et les tensions sur la ressource en eau.
Écoles fermées et dispositif sanitaire activé
La vague de chaleur a des répercussions sur le système scolaire. Le ministère de l’Éducation nationale a fait de la protection des élèves et des personnels une priorité, en recommandant l’adaptation des activités et, dans les zones les plus exposées, la fermeture partielle ou totale d’établissements. Plusieurs centaines d’écoles et de collèges ont été fermés lors des pics de l’épisode, principalement dans les départements en vigilance rouge, et des communes comme Tours, Cavaillon ou La Charité-sur-Loire ont organisé un accueil aménagé.
Côté sanitaire, Santé publique France a maintenu son dispositif de surveillance et ses messages de prévention à destination des personnes vulnérables, en s’appuyant sur les registres communaux de personnes fragiles. L’agence rappelle les gestes recommandés, comme se maintenir au frais, s’hydrater régulièrement et surveiller les personnes âgées ou isolées. Lors des précédents pics de l’été, elle avait relevé une hausse marquée des recours aux soins d’urgence.
Un été qui s’inscrit dans une tendance longue
Cet épisode s’ajoute à une succession de vagues de chaleur qui ont marqué le début de l’été 2026, plusieurs départements ayant déjà été placés en vigilance orange dès la seconde moitié de juin. Les climatologues rattachent la multiplication de ces séquences précoces et intenses au réchauffement climatique, qui allonge la durée des canicules, en relève l’intensité et rend les nuits de moins en moins fraîches.
Le plan canicule 2026, activé chaque été, repose sur les vigilances météorologiques, la mobilisation des collectivités et des services d’aide, les registres de personnes fragiles et les messages de prévention. Son niveau maximal correspond à la mobilisation générale déclenchée par la vigilance rouge, associant préfectures, agences régionales de santé et collectivités locales pour renforcer la protection des publics les plus exposés.