Baies de serveurs alignées et éclairées en bleu dans un centre de données

OpenAI lance GPT-5.6 au grand public avec Luna, Terra et Sol

OpenAI a ouvert au grand public, jeudi 9 juillet, sa nouvelle famille de modèles GPT-5.6, déclinée en trois versions, après une phase d’accès restreint entamée fin juin et un feu vert des autorités américaines. L’entreprise dirigée par Sam Altman a lancé dans la foulée un outil dédié au travail en entreprise, ChatGPT Work.

Cette sortie marque une nouvelle étape dans la course aux modèles de langage, alors que Google et Meta multiplient les annonces concurrentes. GPT-5.6 avait d’abord été proposé en préversion limitée le 26 juin, avant un déploiement élargi validé par le département américain du Commerce à l’issue de tests complémentaires.

Le calendrier illustre la surveillance croissante des autorités sur les modèles les plus performants. Après une phase d’accès restreint, l’administration américaine a accordé son feu vert à la suite de plusieurs réunions avec les équipes techniques d’OpenAI, un passage qui a retardé de quelques jours la mise à disposition du grand public.

Trois modèles, de Luna à Sol

La gamme se décline en trois niveaux, présentés par ordre de puissance croissante. Luna cible la rapidité et les usages économiques, Terra vise un équilibre pour les tâches quotidiennes, et Sol se positionne comme le modèle le plus avancé.

Les tarifs, exprimés par million de jetons, reflètent cette hiérarchie, selon les grilles communiquées par OpenAI :

  • Sol : 5 dollars en entrée, 30 dollars en sortie ;
  • Terra : 2,50 dollars en entrée, 15 dollars en sortie ;
  • Luna : 1 dollar en entrée, 6 dollars en sortie.

Terra afficherait des performances comparables à la génération précédente, GPT-5.5, tout en revenant deux fois moins cher, tandis que Luna proposerait une capacité solide au coût le plus bas de la gamme.

Un mode « ultra » et des gains revendiqués

La version Sol introduit un mode « ultra », capable de mobiliser davantage de ressources sur une tâche et de déléguer une partie du travail à des sous-modèles. OpenAI met en avant des progrès sur les usages dits agentiques, où le modèle enchaîne des actions de manière plus autonome.

Sam Altman a chiffré ces gains auprès de la chaîne CNBC, affirmant que Sol est « 54 % plus efficace en jetons » sur les tâches de codage assisté par intelligence artificielle. Une meilleure efficacité qui, si elle se confirme à l’usage, pèserait directement sur le coût des projets les plus gourmands.

Un accent mis sur la cybersécurité

OpenAI décrit GPT-5.6 comme son « modèle de cybersécurité le plus puissant à ce jour ». L’entreprise assure atteindre un niveau de performance de pointe en consommant nettement moins de jetons que les versions précédentes.

Le modèle est présenté comme un appui aux activités défensives, de la modélisation des menaces à la revue de code, en passant par le correctif de failles et les exercices de « blue teaming ». La société dit avoir renforcé ses protections face aux requêtes sensibles et aux tentatives d’usage détourné.

ChatGPT Work vise les entreprises

En parallèle, OpenAI a lancé ChatGPT Work, un outil destiné aux équipes professionnelles, disponible sur ordinateur, sur le web et sur mobile. Il vise à assister la rédaction de documents, la création de feuilles de calcul et la préparation de présentations.

Cette offre confirme l’orientation d’OpenAI vers le marché des entreprises, terrain sur lequel se joue une partie de la rentabilité du secteur. Les prochaines semaines diront si les gains d’efficacité annoncés se traduisent dans les usages réels des développeurs et des organisations.

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