Étudiants marchant avec des sacs à dos sur un campus universitaire

Rentrée 2026, les bourses étudiantes gelées alors que le logement Crous reste sous tension

Les étudiants aborderont la rentrée de septembre avec des bourses sur critères sociaux inchangées, sans revalorisation pour l’année universitaire 2026-2027, alors que les places en résidence Crous restent rares et que les loyers pèsent lourd dans leur budget.

Le gel des montants, fixés par décrets au printemps, intervient dans un contexte de prix encore orientés à la hausse. Il concerne des centaines de milliers de jeunes qui finalisent en ce moment leur dossier, la phase complémentaire de demande étant ouverte depuis le 7 juillet.

Des montants inchangés d’une année sur l’autre

Les barèmes ont été arrêtés par deux décrets publiés au Journal officiel, le 26 mars pour les plafonds de ressources et le 10 avril pour les montants. La bourse s’échelonne de 1 454 euros par an à l’échelon 0 bis jusqu’à 6 335 euros à l’échelon 7, versés en dix mensualités.

Les étudiants ultramarins bénéficient d’une majoration de 300 euros par an, et le montant peut atteindre 7 602 euros à l’échelon 7 lorsque la bourse est maintenue pendant l’été. Aucune de ces valeurs n’a été relevée par rapport à l’année précédente, ce qui se traduit, à prix constants, par une érosion du pouvoir d’achat des boursiers.

Le logement, principal poste de dépense

Le coût du logement reste le premier facteur de tension. Dans les résidences traditionnelles du Crous, les loyers s’étalent de 200 à 500 euros par mois selon le type de chambre et le niveau d’équipement, cuisine et salle d’eau pouvant être collectives ou privatives.

Ces logements ouvrent droit à l’aide au logement social, qui allège la facture sans effacer la difficulté principale, à savoir le manque de places. Le parc public ne couvre qu’une fraction de la demande, ce qui renvoie une majorité d’étudiants vers un marché privé plus cher, notamment dans les grandes villes universitaires.

Une phase complémentaire ouverte jusqu’à la rentrée

Les étudiants qui n’ont pas déposé leur dossier social étudiant avant la clôture du 31 mai disposent encore d’une seconde chance. La phase complémentaire, lancée le 7 juillet, reste accessible à tous, boursiers ou non, étudiants français comme étrangers, jusqu’aux premières semaines de cours.

Cette fenêtre permet de solliciter une bourse ou un logement, mais les attributions de chambres dépendent des disponibilités résiduelles, souvent limitées à l’approche de septembre. Les candidats tardifs se retrouvent ainsi en concurrence pour les dernières places.

Un budget de rentrée sous pression

À quelques semaines de la reprise des cours, la combinaison de bourses gelées et de loyers élevés dessine une rentrée financièrement tendue pour de nombreux foyers. Les organisations étudiantes réclament de longue date une indexation des aides sur l’inflation, une revendication qui devrait de nouveau s’inviter dans le débat budgétaire de l’automne.

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